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January 31 2012

18:24

Petit plagiat dans La sociologie politique du sport de Jean-Marie Brohm

Depuis quelques temps, je suis devenu expert en détection de plagiat. Dans les copies des étudiants, celui-ci est relativement facile à détecter. De nombreux signes le font sentir, à commencer par l’orthographe : lorsque, sur plus d’une phrase, la syntaxe est valide, les participes passés correctement accordés, les conditionnels et les futurs distingués, cela est l’indice d’un potentiel recopiage, ou plus simplement d’un copié/collé d’une page trouvée sur Internet [1].

Mais il n’y a pas que les étudiants pour céder à cette tentation du patchwork. Récemment, de grands noms s’y sont essayés : Rama Yade, PPDA, Michel Houellebecq, Joseph Macé-Scaron − ne manque à cette liste que BHL, mais on ne peut pas non plus avoir tous les défauts.

La pratique est également très répandue dans le milieu universitaire, où, afin de remplir certains espaces, chercheurs et thésards oublient sans précaution de mettre les guillemets qui s’imposent, comme ce fut le cas dernièrement en sociologie. Sans doute se dit-on qu’une thèse a très peu de chances d’être vraiment lue et l’imposture détectée ?

Mais certaines sont lues. Comme par exemple, la Sociologie politique du sport de Jean-Marie Brohm, qui fut la thèse d’état qu’il soutenu en 1977, et qu’il publia en 1976, soit un an plus tôt : Brohm se vante de cette curiosité dans son avant-propos, la dépeignant comme un affront réussi fait aux institutions − tout comme le fait de participer au jury de soutenance qui avalisa comme thèse de sociologie le texte produit par l’astrologue Élizabeth Teissier.

Or, quelques pages du chapitre « Sport et société capitaliste industrielle : l’avènement du sport de compétition moderne » éveillèrent ma curiosité. Je ne sais comment, mais j’eus l’idée d’aller googler certaines phrases, qui me renvoyèrent vers d’autres textes que celui-ci.

C’est en Angleterre qu’il faut chercher l’origine du sport moderne. Dès le milieu du XVIIIe siècle apparaît le « patronised sport ». L’aristocratie encourage les jeux populaires, elle les provoque par des récompenses. Elle les pratique même pour son compte. Éventuellement le noble ne dédaigne pas se mêler aux jeux du peuple.

C’est quatre phrases furent picorées et mises bout à bout depuis le texte de Jacques Ulmann, De la gymnastique aux sports modernes, publié en 1965, soit bien avant la thèse de Brohm. La première phrase provient de la page 323, et les autres de la page 325. Sans malheureusement rendre à César ce qui lui appartient.

Dans ce contexte général, les courses de chevaux deviennent un phénomène de plus en plus important et fréquent. Elle ne cessent de gagner en popularité au cours du XVIIIe siècle. Les courses de chevaux contribuèrent également à susciter une recherche systématique du perfectionnement de l’entraînement. Enfin, c’est en 1731, à l’occasion d’une course de chevaux, que le chronographe est utilisé pour la première fois. […] On note ainsi, en 1787, une performance sur la distance d’un mile ; en 1791, une autre sur un quart de mile. Ces coureurs à pied sont généralement des professionnels. […] Mais la pratique du pari sportif ne régna pas seulement dans le domaine des courses en lesquelles elle trouvait l’image la plus nette d’une société qui commençait à prendre son allure concurrentielle : les Anglais parièrent aussi sur l’issue des combats de lutte, d’escrime et surtout de boxe.

Tout ceci fut à nouveau butiné ailleurs, cette fois-ci dans le texte de Michel Bouet, Signification du sport, publié en 1968, entre les pages 317 et 319. Sans guillemets, sans presque changer un mot, mais en supprimant des phrases : il s’agit de ce que l’on pourrait assimiler à de la contraction de texte, exercice que l’on donne parfois à faire aux élèves et étudiants. Et juste avant ce texte, Brohm fait des citations depuis l’ouvrage de Umminger, qui sont exactement les mêmes que fait Bouet page 316. Soit au total près de trois pages dont l’origine ne fait nul doute.

Cela est cocasse, car Jean-Marie Brohm n’a jamais eu de mots assez durs pour fustiger le sport et ses héros dopés. La triche ? La résultante des contradictions de la machinerie sportive, du capitalisme. Or, pour le coup, ni le capitalisme, ni le sport n’ont à voir dans ce plagiat, qui est du seul fait de ce trotskiste militant. Mais l’on dira certainement qu’ici, la fin justifie les moyens…

________________
[1] Remarquez que lorsque le texte provient de Wikipédia, ces signes ne suffisent plus, le texte source de la fameuse encyclopédie pouvant lui aussi vaciller dans sa composition, du fait de sa rédaction intersubjective au coup par coup, à la façon d’un cadavre exquis.


Sociologie politique du sport

Jean-Marie Brohm. Pu Nancy 1992, Broché, 399 pages, € 21,34

January 11 2012

14:01

Une parenthèse mythologique de Bourdieu : idéologie du don et métempsychose platonicienne

Ce matin, j’ai été très dérangé par une parenthèse dans un texte de Pierre Bourdieu, au point que j’en textotais même ce bon Luccio :

« (le don, par exemple, qui, on le sait depuis le mythe d’Er de Platon, n’est pas facile à concilier avec une théorie de la liberté) »

Pierre Bourdieu, « Fieldwork in Philosophy », Choses dites, p. 25.

On ne devrait pas normalement être dérangé par une parenthèse : étymologiquement, il s’agit de quelque chose d’intercalé, d’accessoire. Mais Bourdieu est habitué à ce stratagème, qu’il partage avec Kant, en plus de son goût pour les phrases interminables à incises multiples : dissimuler des choses essentielles là où l’usage veut qu’on les identifie comme superflues.

Cette parenthèse se trouve dans une phrase où Bourdieu explique que :

« Le malheur de la sociologie, c’est qu’elle découvre l’arbitraire, la contingence là où l’on aime à voir la nécessité, ou la nature ([…] [1]) ; et qu’elle découvre la nécessité, la contrainte sociale, là où l’on voudrait voir le choix, le libre arbitre. »

Autrement dit, si la sociologie (il faut comprendre : celle de Bourdieu) s’attire un opprobre généralisé, c’est parce qu’elle bouleverse les croyances, les certitudes, les apparences, les illusions, en montrant que ce qui est généralement perçu comme intangible ne l’est pas tant que ça, et vice versa.

C’est précisément un pareil type d’illusion − Bourdieu parlerait peut-être plus à propos d’illusio − qui est pointé du doigt, lorsque Bourdieu parle de l’idéologie du don, qui est le thème de cette parenthèse-thèse. Dans le champ scolaire [2], la conception usuelle, caractérisée par cette idéologie, veut en effet que tout élève réussisse, pour peu qu’il soit suffisamment doué et travailleur. Puisqu’un don, en tant que qualité innée de l’individu, est, en droit, statistiquement équiprobable ceteris paribus, il va alors de soi que l’on rencontrera, selon cette conception, une proportion d’élèves doués équivalent pour toutes les classes sociales : on a autant de chances de naître doué ou pas, et il existera donc autant d’élèves doués issus des classes dominées de la société (prolétaires, ouvriers, etc.), que des classes dominantes (professions libérales et intellectuelles, etc.). Partant, on devrait retrouver dans les statistiques de réussite scolaire la même distribution équiprobable : autant d’enfants d’ouvriers que de médecins aux mêmes niveaux de diplômes. Or, c’est ce que la sociologie (il faut comprendre : celle de Bourdieu) dément : le prétendu « don scolaire » est en fait très inégalement réparti suivant les classes sociales, et l’idéologie du don n’a pour effet que de masquer les vraies racines de l’arbitraire de la réussite scolaire, qui ne plongent non pas dans la nature, mais dans le social : la reproduction des hiérarchies sociales au moyen de l’école.

Quel rapport alors, même lointain, avec Platon, pour que Bourdieu ose faire référence au mythe d’Er à ce sujet ?

Rappelons (en abrégeant et en ne donnant que les éléments pertinents pour le problème qui nous occupe) le mythe d’Er, qui clôt la fameuse République de Platon, premier traité politique totalitaire de l’histoire qui ne fut égalé que par Mein Kampf d’après Karl Popper. Er le Pamphylien revient de chez les morts, et raconte ce qu’il y a vu : des âmes punies, ou au contraire récompensées des actions commises en leur vie précédente. Mais l’âme étant, selon Platon, immortelle, toutes ces âmes doivent bientôt repartir sur terre. Pour ce faire, elles doivent chacune choisir en conscience et en toute connaissance de cause une existence pour le prochain cycle parmi un stock fini d’existences possibles (animaux inclus). Métempsychose qui se distingue donc fondamentalement de ce qui caractérise par exemple le bouddhisme, où la destinée des êtres dans le cycle du samsâra dépend du karma.

Lachésis, Fille de Nécessité, tint en effet aux âmes à peu près ce langage :

« Âmes éphémères, voici le commencement d’un nouveau cycle qui pour une race mortelle sera porteur de mort. Ce n’est pas un démon qui vous tirera au sort, mais c’est vous qui choisirez un démon. Que le premier à être tiré au sort choisisse le premier la vie à laquelle il sera lié par la nécessité. De la vertu, personne n’est le maître, chacun, selon qu’il l’honorera ou la méprisera, en recevra une part plus ou moins grande. La responsabilité appartient à celui qui choisit. Le dieu, quant à lui, n’est pas responsable. »

Platon, République, 617d-617e.

Plus clairement, est organisé un tirage au sort pour désigner, parmi toutes les âmes devant effectuer un nouveau cycle, l’ordre de choix pour choisir le type d’existence qu’ils auront par la suite. Supposons ainsi l’ensemble des âmes A = {a1, a2, …, an-1, an} : le tirage au sort désigne l’ordre de choix : a321 choisira par exemple avant a212 son existence dans l’ensemble des existences E = {e1, e2, …, em-1, em} − sachant que m > n : même l’âme choisissant en dernier (dans le mythe, il s’agit de celle d’Ulysse), possède encore un choix dans les existences. Les âmes choisissent donc tour à tour une existence plus ou moins vertueuse, et pour ce choix, elles sont complètement libres, « le dieu […] n’est pas responsable » ; à la rigueur, il ne peut être tenu responsable que de l’ordre du tirage au sort. Mais ce qui est déjà beaucoup : car à chaque choix, la cardinalité de l’ensemble E diminue, restreignant le champ des possibles pour chaque nouveau tirage. Toujours est-il qu’elles sont donc, à ce stade là, responsables de leur devenir dans leur prochaine existence. Autrement dit, si en cette vie vous êtes une vermine, c’est parce qu’avant votre naissance, votre âme a opté pour ce type d’existence. Vous ne vous souvenez plus avoir fait ce choix là ? C’est tout simplement parce qu’immédiatement après votre choix, on vous a fait boire les eaux du Léthé, qui précipita en vous l’oubli de cet épisode.

Voici un mythe qui permet en conséquence de concilier deux choses. D’une part la liberté, en ce que l’on choisit librement son type d’existence, et d’autre part la nécessité, en ce que l’on est déterminé à un certain type d’existence sans plus savoir pourquoi, de telle sorte qu’on le vit non pas comme un choix, mais comme un destin. Pareillement, l’idéologie du don attribue la réussite en cette vie là à un don attribué à la naissance : chacun se fixe dans la vocation pour laquelle il s’avère être le plus doué, sans trop savoir pourquoi il l’est. Le don est ce qui ne s’explique pas : il est l’argument paresseux de la pensée sociologique lorsqu’elle s’y arrête et le considère comme ultime cause explicative. En rendre compte passe pour Platon par ce mythe, qui permet d’imputer la responsabilité du devenir des agents à eux-mêmes ; au contraire de Bourdieu qui produit une explication par le social.

Platon parvient ainsi à concilier liberté et nécessité pour rendre compte des destinées humaines. Solution difficile, nous dit Bourdieu, qui en plus vient masquer également les vrais causes de l’arbitraire des destinées. Celle de Bourdieu fera l’économie de l’explication mythologique, en (re)théorisant le notion d’habitus − ce sera (peut-être) l’objet d’un autre chapitre…
________________________
[1] Le lecteur aura évidemment compris que les points de suspension dans cette parenthèse font référence à celle-là même dont il est fait allusion plus haut, est que j’ai renoncé à reproduire afin de : 1) éviter une redondance ; 2) ajouter une note de bas de page (ce qui donne toujours un aspect un peu érudit à un texte) ; 3) rendre l’exercice de la lecture ludique et amusant par un petit exercice de substitution.
[2] Pour une dénonciation de l’idéologie du don dans le champ sportif, voir par exemple les travaux de Sébastien Fleuriel.


Choses dites

Pierre Bourdieu. Les Editions de Minuit 1987, Broché, 228 pages, € 12,16

Reposted by02mydafsoup-01 02mydafsoup-01

February 12 2010

18:03

[www.endredi(t)] Retour sur l’affaire Bernard-Henri Lévy contre Jean-Baptiste Botul, un site de rencontres et Gainsbourg

Serge Gainsbourg (vie héroïque)Notre semaine fut principalement marquée par trois choses : l’affaire Bernard-Henri Lévy contre Jean-Baptiste Botul, un site de rencontres et Serge Gainsbourg.

Concernant le premier point, remarquons tout d’abord qu’il existe un site partisan de notre « nouveau philosophe », lequel est cependant désormais de moins en moins jeune : La Règle du jeu. En effet, comme on peut le découvrir en cherchant un peu, le directeur n’est nul autre que Bernard-Henri Lévy, et l’un des conseillers Jean-Paul Enthoven, entre autres père de son ex gendre. Dès lundi et le début de la polémique, on y retrouvait en avant première le « bloc notes » de BHL paraissant habituellement dans Le Point en fin de semaine, où il prenait le parti d’en rire, de reconnaître s’être fait piégé : Vive Jean-Baptiste Botul !

Puis, tout au long de la semaine, le site répertoria les différentes réactions de soutient à BHL : Jean Daniel soutient BHL, Christophe Barbier soutient BHL, Fernando Arrabal soutient BHL. Plus la réaction de BHL sur Europe 1, la longue hagiographie indigeste de Christine Angot et surtout la révélation, le scoop, le buzz : que Libération a fermé pas moins de trois forums (sûrement plutôt des sujets ?) sur cette affaire, soi disant parce que les commentaires n’étaient rien d’autre qu’insultants, voire antisémites. Oui. Etant fermés, on n’a malheureusement pas pu vérifier ce qu’il en était vraiment.

Concernant cette affaire, on ne trouvera sur ce site que des apologétiques. Ce qu’on ne peut évidemment pas lui reprocher. Il s’agit du site de l’auteur : si lui-même ne se défend pas, qui le fera ?

En revanche, on remarquera, et on saluera les modérateurs. Quoique tous les articles soient à sens unique, il arrive en effet que l’on trouve au détour d’un commentaire de lecteur des critiques parfois acerbes. Or, cela ne va pas de soi de les autoriser. L’équipe entourant Vincent Peillon censurait soigneusement tous les commentaires déposés sur le blog de l’intéressé pour ne laisser filtrer que ceux foncièrement positifs. Uniquement des dizaines de commentaires loueurs quant au lapin qu’il posa à Arlette Chabot, ce qui produisait l’effet d’une troublante et douteuse unanimité de l’opinion, que l’on ne trouve en général aussi univoque que dans les pays totalitaires.

On a déjà dit ailleurs ce que l’on pensait de cette affaire (celle de BHL, pas de Peillon). Errare humanum est, perseverare diabolicum : que BHL fut trompé par ce texte si bien fait n’est pas condamnable en soi ; ce qui l’est, c’est que tous les mécanismes sociaux prémunissant usuellement de telles erreurs furent mis en échec. La responsabilité est moins à imputer à BHL qu’à son fameux réseau - dont il est cependant en grande partie responsable - qui propagea cette formidable erreur sans la réfuter.

On y reviendra donc pas. Passons plutôt au second sujet qui nous intrigua cette semaine. Il s’agit du site de rencontres OkCupid. Celui-ci fut fondé par des mathématiciens/statisticiens sur un principe de questions/réponses à la conception desquelles les utilisateurs sont pleinement conviés. Ces questions sont d’une très grande diversité quant à l’objet. Elles peuvent porter aussi bien sur des questions sexuelles que sur des problèmes d’hygiène, de société, de politique. Le site se charge ensuite de mettre en relation les personnes ayant répondu aux mêmes questions et partageant le plus d’affinités.

L’essentiel n’est pas là. Il est dans ce que les concepteurs du site sont par suite capables grâce aux données entrées par les utilisateurs d’extrapoler sur le comportement des utilisateurs. Pas seulement quant à l’utilisation du site, pas non plus uniquement quant à leur habitudes amoureuses, mais sur l’ensemble des sujets auxquels chacun a répondu. Là où les instituts de sondage peinent à obtenir quelques milliers de personnes pour composer un échantillon, là où les sondeurs sont parfois amenés à payer les candidats pour qu’ils conçoivent de participer à une enquête, là où la patience des sondés est bien souvent mise en défaut, OkCupid parvient à fonder ses résultats sur des millions de réponses, à recruter des utilisateurs presque prêts à payer pour répondre, où ces derniers nourrissent un semblant d’addiction quant à ces questionnaires.

Ce site réalise le rêve du chef du service marketing, tout comme celui du sociologue. Disposer d’échantillons gigantesques sur les habitudes des individus, construire des profils types de différents sujets : analyse quantitative et qualitative. Il fallait avant contraindre et amadouer pour que les individus veuillent bien se prêter à ce type de recherches ; ils courent désormais volontiers vers ces programmes - quoique amadoué aussi par l’hypothétique âme sœur n’attendant que d’être trouvée.

Je n’épiloguerai pas de manière creuse sur le risque panoptiqual d’un tel dispositif où les individus construiraient peut-être aujourd’hui de bon cœur le savoir qui sera utilisé demain par le pouvoir pour mieux les contraindre. Je l’aurais fait il y a quelques mois ; mais j’ai muri - ou bien alors je suis devenu aveugle.

Je signalerai simplement quelques articles du blog où l’équipe de ce site donne certains résultats très intéressants, à la fois en ce qu’ils enseignent du comportement humain et de ce qu’ils laissent présager quant au futur profilage des individus permis par cette technologie ainsi que d’autres  : How Your Race Affects The Messages You Get, How Races and Religions Match in Online Dating, Death, Freedom, and Cold Winters. Je ne pense pas que le site monnaye encore ce type de résultat. Ce serait cependant une voie possible quant au modèle économique qu’il pourrait emprunter plus tard, le service étant encore entièrement gratuit.

Bon week end et bonnes lectures à tous. Je vous laisse avec la Marseillaise de Gainsbourg, non pas celle en reggae, mais celle chantée a cappella face aux parachutistes. À ce propos, allez voir le film de Joann Sfar. Il est très bon.

[There is a video that cannot be displayed in this feed. Visit the blog entry to see the video.]


Gainsbourg (Hors champ)

Joann Sfar. Dargaud 2009, Relié, 451 pages, € 36,27

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