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October 21 2011

13:05

Ça n’ira pas mieux demain

Une idée assez répandue et assez positiviste au sujet du remède à la corruption de notre monde damné, est qu’il faudrait en premier lieu mettre l’accent sur l’éducation des enfants pour qu’il s’améliore. La société est en effet faite d’hommes, qui hier étaient des enfants. C’est parce que cette jeune pâte fut pétrie par de mauvais boulangers que le monde d’aujourd’hui court à cloche-pied. Les parents d’hier portent la responsabilité de la détresse de notre monde, eux qui ont mal éduqué ceux qui, adultes, sont devenus des tyrans. Il ne tient qu’aux parents d’aujourd’hui de prendre conscience que ce sont leurs enfants qui produiront la société de demain, et il suffit donc pour eux de les éduquer correctement afin que tout aille mieux.

Que faire ? Simplement que tous éduquent leurs enfants de la meilleure des manières, afin que tous se comportent de manière morale, conformément à l’impératif catégorique, aux lois en vigueur, aux mœurs de son pays. Que chaque enfant soit éduqué de telle sorte que le biberon une fois lâché, il se conduise en être altruiste et respectueux.

Problème : personne ne veut en fait que son enfant agisse de la sorte. La bonne éducation, c’est en effet bon pour les enfants des autres. Car ce n’est évidemment pas en étant doux comme un agneau que l’on peut espérer réussir dans la vie. Appliquer strictement les principes de la bonne éducation conduit à coup sûr l’enfant à sa perte : ce serait comme faire des courbettes au beau milieu des tranchées. Au contraire, l’enfant qui réussira est celui qui dès l’enfance aura appris à enfreindre les règles et à ne pas craindre de martyriser son prochain. À persécuter jusqu’à l’abjection ceux qui pourraient lui être utiles à ses fins. Son livre de chevet est moins le catéchisme de Kant que les préceptes de Machiavel. Ainsi ceux qui réussissent dans l’entreprise sont-ils la plupart du temps littéralement des « mal élevés », qui considèrent que le respect des règles, c’est d’abord pour les autres : eux, les égoïstes, souhaitent pour eux-mêmes pouvoir les enfreindre sans dommages, car il n’y a qu’ainsi qu’on réussit.

De sorte que chacun souhaite pour le monde ce qu’il se refuse à faire : une bonne éducation pour les enfants des autres afin de les transformer en agneaux, tandis que l’on se chargera personnellement de produire les loups qui viendront les dévorer. Si bien que toute la moralité pourrait bien n’avoir qu’un seul but : maintenir le joug sur les faibles plus facilement en les rendant plus doux. Celui qui hier se serait encore rebellé trouvera désormais illégitime de le faire si on l’a moralisé correctement : « on ne se fait pas justice soit même : il y avait hier la maîtresse pour cela, et demain l’État, etc. » Foucault a bien montré dans Surveiller et Punir le rôle joué par le droit et la prison dans cette mécanique de domination, qui fonctionne à coup de gestion des illégalismes.

Un prussien célèbre, pourtant très attaché à la question de la moralité, avait déjà remarqué ce paradoxe il y a de cela plus de deux siècles :

Ordinairement les parents élèvent leurs enfants seulement en vue de les adapter au monde actuel, si corrompu soit-il. Ils devraient bien plutôt leur donner une éducation meilleure, afin qu’un meilleur état pût en sortir dans l’avenir. Toutefois deux obstacles se présentent ici :

1) Ordinairement les parents ne se soucient que d’une chose : que leurs enfants réussissent bien dans le monde, et 2) les princes ne considèrent leurs sujets que comme des instruments pour leurs desseins.

Les parents songent à la maison, les princes songent à l’État. Les uns et les autres n’ont pas pour but ultime le bien universel et la perfection à laquelle l’humanité est destinée, et pour laquelle elle possède aussi des dispositions.

Kant, Réflexions sur l’éducation, p. 107-108 (447-448).

La société est corrompue et se complet dans le goût du lucre. Peut-on y réussir en agissant moralement ? Certes non : il convient, dans un geste stirnerien, de ne placer sa cause en rien d’autre que soi-même. Non pas dans la société, non pas dans l’intérêt général, non pas dans l’amour du prochain comme le voudraient les principes d’une bonne éducation. Mais dans son Moi, car, homo homini lupus est, seul l’égoïste peut espérer sortir vainqueur de cette lutte.

Ceux qui au contraire agissent conformément aux sacro-saints principes de la bonne morale sont condamnés à l’échec. Regardez autour de vous − ou plutôt au-dessus de vous : y a-t-il un seul de ces dominants qui ait emprunté le chemin de la morale pour parvenir à sa position ? y a-t-il jamais eu un seul humble récompensé de sa pureté ? Kant, qui pourtant a dans toutes ses pages promu la droiture de la vie morale, savait bien celle-ci vouée à l’échec. C’est pourquoi il concevait maints stratagèmes pour rendre celle-ci possible : une vie éternelle, afin de permettre que les bons soient en définitive heureux ; une histoire qui s’acheminerait à coup sûr vers le bien malgré les travers des hommes, grâce à l’insociable sociabilité. Tous les postulats kantiens sont en fait des preuves : les preuves de la faiblesse de la moralité que Kant cherchait à établir de manière certaine.

Pourquoi ? Parce que la conduite morale n’apporte aucun bénéfice, mais au contraire affaiblit celui qui voudrait la suivre. Ce que chacun sait évidemment : c’est pourquoi on éduque pas ces enfants ainsi, car on souhaite qu’ils soient forts ; c’est pourquoi on veut éduquer les enfants des autres ainsi, car on souhaite qu’ils soient faibles. L’enfant du voisin doit tendre la joue gauche ; le mien est celui qui le frappera deux fois, et se lavera les mains en le voyant se faire crucifier.

En raison de ce conflit d’intérêts manifeste, il n’est par conséquent pas sûr que la génération prochaine soit meilleure que la précédente, car nul ne peut trouver un bénéfice à éduquer son enfant de manière morale, si ce n’est celui qui souhaite le sacrifier sur l’Autel des Grands Concepts au profit de la Sainte Humanité. Tout le monde laisse à d’autres le soin de la racheter ou de laver son fameux péché.

Les géniteurs de totalitarismes ont bien compris cette contradiction pédagogique profonde entre, d’une part l’intérêt particulier qui cherche à produire des loups, et d’autre part l’intérêt général qui cherche à produire des agneaux. À commencer par Platon : la République propose en effet de régler le problème de la justice en faisant de l’État le détenteur du monopole de l’éducation légitime, et en soustrayant aux parents tout droit d’éduquer leurs enfants. Et c’est ce que font à peu près tous les régimes avec l’éducation de la jeunesse : la diriger, avec plus ou moins de réussite. Y compris nos valeureuses Démocraties et Républiques, quoique d’une manière plus atténuée − mais il n’y a qu’une différence de degré, et non de nature, entre elle et le projet platonicien.

Ce monde n’ira donc pas mieux demain. Soit on le laisse faire libéralement, mais personne n’a alors intérêt à ce que sa progéniture soit plus douce. Soit on cède au chant des sirènes du dirigisme en matière d’éducation, mais au risque de faire advenir un « meilleur des mondes » peut-être aussi effrayant que celui d’Huxley. Parents, afin d’éviter ces deux écueils, soyez donc bons avec l’humanité : élevez vos enfants conformément au bien. Mais pas trop tout de même : soyez bons également avec eux.


La République

Platon. Flammarion 2002, Poche, 801 pages, € 5,89

February 15 2011

20:18

De l’informatique à l’écriture, cherchez l’ennemi ! L’école et la nouvelle technologie

Dans le Canard Enchaîné du 2 février 2011, Jean-Luc Porquet [1] (p.6 « Copier/coller ») nous invite à nous précipiter sur le dernier numéro de la revue Notes et Morceaux choisis, Ecole, la servitude au programme. Il faudrait en particulier en lire le premier article, de Florent Gouget, professeur de français (« Florent Goujet (sic), enseignant en littérature » selon le Canard). L’auteur s’y intéresse à « L’école à l’époque de son reconditionnement technologique« . Faire basculer l’école dans le tout numérique : une bêtise, pis un crime.

Porquet nous présente quelques aspects de la critique de Gouget, l’ordinateur à l’école – la numérisation des cours : ouvre un marché (perpétuel) à l’industrie informatique, nuit à l’apprentissage et réduit le rôle de l’enseignant. Ce ne serait pas un progrès, mais un élan donné à la stagnation : tant qu’à ne rien apprendre, autant endormir les élèves devant des écrans (et des power point). Les emplois de demain ne demandent qu’une formation ridicule et une certaine adaptation aux nouvelles technologies, voilà ce à quoi l’école s’adapte. Voilà la bêtise. Porquet conclut en notant que, si l’on suit Gouget, les enseignants n’osent pas aller contre l’Histoire, alors qu’il le faudrait, pour « préserver les conditions de possibilité du développement de la conscience chez les nouvelles générations, en leur évitant d’être trop bien formées à la résignation ». Voilà le crime.

Cette technique nouvelle que fut l’écriture

Si vous voulez plus de précisions sur cet odieux brûlot anti-technologique (on est sur un blog ou pas !?) lisez-le donc, ou au moins l’article du Canard résumé ci-dessus. Concentrons-nous ici sur un aspect : cette nouvelle technologie qui gâte la qualité de l’apprentissage et réduit le rôle de l’enseignant, ça ne vous rappelle rien ? C’est pourtant vieux comme encore plus vieux qu’Hérode. Voyons ce que Platon fait dire à Socrate dans le Phèdre. Socrate rapporte « une tradition des anciens : les anciens connaissent la vérité ». Le dieu Theuth (Thôt) propose quelques inventions au dieu-roi Thamous (Amon), dont l’écriture.

« L’enseignement de l’écriture, ô roi, dit Theuth, accroîtra la science et la mémoire des Egyptiens ; car j’ai trouvé le remède de l’oubli et de l’ignorance ». Le roi répondit : « Ingénieux Theuth, tel est capable de créer les arts, tel autre de juger dans quelle mesure ils porteront tort ou profit à ceux qui doivent les mettre en usage : c’est ainsi que toi, père de l’écriture, tu lui attribues bénévolement une efficacité contraire à ce dont elle est capable ; car elle produira l’oubli dans les âmes en leur faisant négliger la mémoire : confiants dans l’écriture, c’est du dehors, par des caractères étrangers, et non plus du dedans, du fond d’eux-mêmes qu’ils chercheront à susciter leurs souvenirs ; tu as trouvé le moyen, non pas de retenir, mais de renouveler le souvenir, et ce que tu vas procurer à tes disciples, c’est la présomption qu’ils ont la science, non la science elle-même ; car, quand ils auront beaucoup lu sans apprendre, ils se croiront très savants, et il ne seront le plus souvent que des ignorants de commerce incommode, parce qu’ils se croiront savant sans l’être ». Phèdre, 274-275 (p.164-165 de ma traduction par E. Chambry chez GF), nous soulignons.

Ce texte est riche, voyons directement ce qui nous intéresse. Mais auparavant il faut noter l’importance du rôle de la mémoire chez Platon. La connaissance et la science sont le produit d’une opération que Platon (Socrate dans ses dialogues) appelle la réminiscence. La science consiste dans la mémoire (organisée) des Idées que l’âme a pu contempler avant son séjour sur Terre. Or ces Idées font l’objet d’une intuition – ce n’est qu’ensuite qu’on les associe à des mots, pour en parler aux autres. La principale difficulté dans l’acquisition de la science consiste donc dans l’intuition-accouchement par l’âme d’une Idée, dans ce premier souvenir d’une Idée, dans la réminiscence.

Celui qui acquiesce de la tête et répond « oui » croit qu’il a compris, mais n’a même pas fait l’effort de comprendre. Certes on ne se souvient pas facilement, mais lorsqu’on se trompe ou qu’on ne comprend pas, comme l’esclave du Ménon, on fait au moins l’effort. Avec l’écriture, on peut lire des mots et croire qu’on a des Idées, alors même qu’on ne les possède pas. L’écriture incite à la paresse, car la lecture n’est pas la mémoire. On ne possède pas le souvenir, il n’est que renouvelé par l’écriture, mais il n’est alors qu’un faux souvenir et un faux savoir.

Socrate soutient ainsi l’opinion de Thamous (et doit préciser à Phèdre, son interlocuteur, que même si ce n’est qu’un Egyptien, ce qui compte est que Thamous dit la vérité – Platon n’était pas xénophobe). L’écriture donne une impression de savoir, mais ne permet pas réellement le savoir. Quelque 2500 ans plus tard, Gouget nous rappelle que Internet et les connaissances numérisées ne sont pas du savoir.

Socrate le pédagogue

Socrate signale par la suite un autre inconvénient de l’écriture :

« C’est que l’écriture, Phèdre, a un grave inconvénient, tout comme la peinture. Les produits de la peinture sont comme s’ils étaient vivants ; mais pose-leur une question, ils gardent gravement le silence. Il en est de même des discours écrits. On pourrait croire qu’ils parlent en personnes intelligentes, mais demande-leur de t’expliquer ce qu’ils disent, il ne répondront qu’une chose, toujours la même. Une fois écrit, le discours roule partout et passe indifféremment dans les mains des connaisseurs et dans celles des profanes, et il ne sait pas distinguer à qui il faut, et à qui il ne faut pas parler. S’il se voit méprisé ou injurié injustement, il a toujours besoin du secours de son père ; car il n’est pas capable de repousser une attaque et de se défendre lui-même ». Phèdre, 275-276 (p.166-167 traduction par E. Chambry)

Le discours n’est efficace que s’il est porté par un individu, qui saura l’adapter aux protestations et réticences d’attention de ses destinataires en chair et en os. Ce n’est pas parce qu’un cours de physique propose des animations en couleur (l’informatique mélange la peinture et de l’écriture) que c’est un bon cours de physique. La discussion scientifique est toujours pédagogie chez Socrate, la pédagogie a donc des leçons à en tirer. Gouget tire sans doute les siennes : le professeur doit certainement faire autre chose que lire des livres ou des écrans devant des élèves passifs. Il doit éveiller leurs âmes au discours vrai, à la véritable réflexion, y faire germer la véritable science.

« Mais il est, à mon avis, une manière bien plus belle encore de s’occuper de ces choses : c’est quand on a trouvé une âme qui s’y prête, d’y planter et d’y semer avec la science, selon les règles de la dialectique, des discours capables de se défendre eux-mêmes et aussi celui qui les a semés, et qui, au lieu de rester stériles, portent une semence qui donnera naissance en d’autres âmes à d’autres discours, lesquels assureront à la semence toujours renouvelée l’immortalité, et rendront ses dépositaires aussi heureux qu’on peut l’être sur terre » Phèdre, 276-277

Voilà donc la mission du professeur : il doit éduquer les âmes. Ne pas viser une telle éducation est une faute. Au XXIe siècle on peut ainsi regretter que l’Education nationale tende à se transformer en Lecture et Informatique nationale (où l’interactivité n’est qu’un déguisement de la lecture des discours morts), n’élevant pas les âmes et préparant à la servitude.

Certes le monde post-moderne nous apprend que la science ne fait pas la sagesse, mais gageons qu’on peut encore viser cette saine union en primaire, au collège, et même au lycée. Il faut donc souhaiter des professeurs qu’ils fassent plus que lire les cours et apprendre à utiliser le vérificateur d’orthographe (qui suffirait à garantir l’employabilité dans une société de commerce). Cependant, est-il nécessaire de condamner l’informatique ? Platon n’a pas condamné l’écriture : il a écrit (des dialogues) et crée l’Académie (c’est donc lui qui a inventé l’école ! Et non Charlemagne).

Le cas de l’informatique est certainement plus compliqué. Vous pourriez ainsi me voir tenté se suivre un peu Gouget : l’ordinateur va sans doute abêtir son élève, lui faire ruminer des discours sans âme. Mais peut-être peut-on rendre un cours plus intéressant avec des TBI (des tableaux blancs un peu magiques, et non des ordinateurs individuels) aux mains des (seuls) professeurs ? Les couleurs, les « mouvements » ou la multiplication des mots écrits, l’informatique pourrait offrir de multiples possibilités de présentation (en proposant des contenus multimodaux plus riches). Les enseignants pourraient ainsi affiner leur prise en compte des élèves et de leurs différentes dispositions à apprendre (il y aurait des gamins plus visuels, d’autres plus auditifs) — une difficulté quand on a devant soi une trentaine d’élèves aux dispositions variées.

Que la technique doit être politique

Mais l’avenir est ouvert. L’informatique reste un outil, qui pourrait servir (sans asservir). Et  là s’arrête notre exposé. Comme nous nous adressons non pas à des élèves mais à des lecteurs, suivons ce que peut dire Montesquieu :

« Je voudrais chercher, dans tous les gouvernements modérés que nous connaissons, quelle est la distribution des trois pouvoirs [exécutif, législatif et judiciaire] et calculer par-là les degrés de liberté dont chacun peut jouir. Mais il ne faut pas toujours tellement épuiser un sujet, qu’on ne laisse rien à faire au lecteur. Il ne s’agit pas de faire lire, mais de faire penser ». De l’esprit des lois, livre XI, chapitre XX « fin de ce livre »

Peut-être même Montesquieu aurait tenu un blog à côté de son activité d’écrivain et espéré des commentaires (oui, j’anachronise et démagogise). Enfin grosse différence entre Montesquieu et Luccio : je m’arrête ici parce que je touche à mes limites, et Charles-Louis n’en avait pas.

Montesquieu pense avoir adapté la technique à son usage. Peut-être les professeurs feront de même quand on leur imposera une technique. Peut-être Gouget parle-t-il lui aussi du mythe de Theuth, pour souligner, par exemple, l’importance du rôle de l’enseignant. Mais notons que la technique n’est pas le mal, le mal c’est mettre la technique au centre de l’apprentissage. Peut-être que Gouget nous répondrait que l’école en prend malheureusement le chemin. Nous pouvons enfin imaginer qu’il tient une position anti-informatique forte surtout pour infléchir la tendance trop informaticophile de l’Education Nationale (il proposerait publiquement un idéal régulateur concurrent en espérant en réalité que la troupe suive une voie moyenne).

Parions donc que Gouget se place au moins indirectement sous le patronage de ce mythe de Theuth. Rappelons-nous ce que note Thamous, « tel est capable de créer les arts, tel autre de juger dans quelle mesure ils porteront tort ou profit à ceux qui doivent les mettre en usage ». Pour Platon, celui qui maîtrise les techniques d’usage commande celui qui maîtrise les techniques de fabrication. Le pilote commande au constructeur naval, et l’homme politique à l’inventeur de l’écriture et aux professeurs. Sans doute Gouget veut s’opposer à la technique (et à ce que certains avancent comme le sens de l’Histoire) au nom et au moyen de la politique. Mais peut-être pas sur un plan platonicien (où le philosophe, plus que le Démocrate, s’occupe de la cité). Nous voilà arrivés au bout de ce billet presque aussi publicitaire qu’un billet gnourosien sur Yves Michaud.

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[1] N’étant pas un lecteur assidu du Canard, je ne connais pas vraiment l’auteur de cet article.


Notes et morceaux choisis n10

Collectif. Editions La Lenteur 2011, Broché, 139 pages, € 7,60


Phèdre

Jacques Derrida (Commentaires). Flammarion 2006, Poche, 418 pages, € 7,88


De l’esprit des lois, tome 1

Victor Goldschmidt (Préface). Flammarion 1993, Poche, 486 pages, € 6,00

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