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June 09 2010

07:20

Michel Foucault, Naissance de la biopolitique, cours du 31 janvier 1979

Bernard BerensonIl existe une « phobie d’État », la peur, comme dit Berenson, de « l’invasion de l’humanité par l’État ». Celle-ci s’explique par maintes raisons, comme, principalement la crainte du soviétisme, du nazisme, du planisme, qui sont des trop-plein d’État. Les phobiques de l’État, souvent exilés politiques, exportèrent ces idées sur d’autres terres et les diffusèrent.

Pour Foucault, la phobie d’État est l’un des signes d’une crise de la gouvernementalité, tout comme la phobie du despotisme au XVIIIe siècle indiquait avant tout une crise du despotisme en tant que mode de gouvernementalité. Foucault se propose donc d’analyser cette phobie d’État en partant du concept de gouvernementalité. Pour ce faire, il va faire l’économie d’une théorie de l’État, au sens où elle chercherait à déduire d’une notion abstraite de ce qu’est l’État ce qu’est son mode de gouvernement, et au contraire poser qu’il n’y a pas d’essence de l’État en tant que tel (refus des universaux), mais une étatisation continuelle de rapports de pouvoir préexistants : les rapports de pouvoirs ne présupposent pas l’État ; c’est l’État qui les présuppose. Ceci conduit Foucault à une analyse du libéralisme, propédeutique à l’analyse de la biopolitique.

Il existe deux grandes formes du néolibéralisme : le néolibéralisme allemand (c’est celui qui intéresse plus spécialement Foucault) et américain. Entre ces deux « idéal-types », il existe évidemment des connexions :

  1. L’ennemi commun, qui est Keynes.
  2. Des phobies communes, comme la régulation, l’interventionnisme, la planification.
  3. Un courant de pensée commun, essentiellement constitué par l’école autrichienne : Hayek, von Mises, etc.

Le néolibéralisme allemand s’installe à partir de 1945. Dans l’après-guerre, la politique économique européenne était dominée par trois exigences :

  1. La reconstruction : la conversion d’une économie de guerre en économie de paix.
  2. La planification : outil majeur de la reconstruction, imposée par des dispositifs tels que le plan Marshall.
  3. La poursuite d’objectif sociaux ambitieux destinés à éviter de replonger dans les erreurs totalitaires du passé, comme par exemple la protection sociale voulue par le Conseil National de la Résistance.

Ludwig ErhardL’Europe est ainsi keynésienne. Or, en mai 1948, suite à une suggestion d’un Conseil scientifique, est demandé en Allemagne par l’intermédiaire de Ludwig Erhard, responsable de l’administration économique, la liberté des prix, la libération de l’économie des contraintes étatiques, revendications se fondant en définitive sur une remise en cause de la légitimité de l’État plus profonde - un peu à la manière de Turgot qui demandait la liberté de commerce des grains.

Erhard déclare au parlement que :

« seul un État établissant à la fois les libertés et la responsabilité des citoyens peut légitimement parler au nom du peuple. »

Deux choses sont à observer dans cette déclaration. Premièrement, que cela déchoit de ses droits de représentativité des citoyens tout État qui violerait ces libertés et ces responsabilités fondamentales : l’État national-socialiste, s’il était peut-être encore souverain au nom du peuple allemand, est ainsi disqualifié du point de vue de la représentation de celui-ci par Erhard. Deuxièmement, cela signifie que tout État ne trouvera sa légitimité qu’à condition qu’il assure un espace de liberté, et en premier lieu de liberté économique.

Tout ceci répondait à des objectifs contextuels bien précis. Premièrement, chercher dans l’ordre économique une garantie pour la liberté que le droit constitutionnel ne suffisait pas à obtenir. Deuxièmement, offrir aux partenaires américains la garantie qu’ils pourraient entretenir avec l’industrie et l’économie allemande des libres rapports. Troisièmement, rassurer l’Europe en montrant clairement que l’Allemagne ne cherchait pas à se construire sur le modèle d’un État totalitaire.

Reste que l’idée la plus importante dans cette logique est que l’on cherche à montrer que l’économie est ce qui produit la souveraineté politique. Elle produit de la légitimité pour l’État qui en est le garant. Elle est créatrice de droit public. Qui plus est, en plus de cette légitimation juridique, elle produit du consensus social : en laissant libre, on laisse dire ; on laisse dire qu’on a raison de laisser libre de faire.

Si l’on en croit Weber, la richesse était le signe en Allemagne de la grâce divine : Dieu a laissé faire, c’est le signe du salut. Il semble que dans l’Allemagne du XXe siècle, c’est désormais la réussite économique de la nation, de l’État, qui constitue un signe d’élection. L’Allemagne avait avant la tendance à se considérer comme porteuse d’un destin historique ; mais les guerres disqualifièrent l’histoire en tant que signe. Ce sera désormais la croissance économique qui prendra le relais : l’Allemagne ne misera plus sur son rôle historique, mais sur son rôle économique. La croissance économique produit ainsi 1) aisance 2) souveraineté et 3) oubli de l’histoire.

FichteIl s’agit donc de l’inverse de ce que recommandait Fichte, qui avait théorisé « l’État commercial fermé. » Au contraire, l’Allemagne entend maintenant se constituer comme un « État radicalement économique », et ce au sens propre, c’est-à-dire un État dont les racines sont économiques, dont l’ouverture économique est étatisante.

Il s’agit également de l’inverse de ce que recommandait le libéralisme plus ancien, celui d’Adam Smith, ou bien celui des physiocrates tels que Turgot. Leur question était en effet : soit un État qui est un donné initial, un État fort, l’État de police hérité de l’Ancien Régime et du despotisme éclairé ; comment organiser cet État qui est déjà là pour laisser place à la liberté économique ? La question du libéralisme allemand est en revanche : soit la vie économique et un État qui n’existe pas encore ; comment construire cet État sur la liberté économique ?

À partir du 18 avril 1948 se met en place en Allemagne un programme de libéralisation, qui trouve son achèvement en 1952-1953. Cela ne fut pas sans heurt : bien que soutenue par les Américains, cette politique suscita la méfiance des Anglais, alors en période keynésienne post-churchillienne, et des socialistes allemands. Toutefois, se rallient peu à peu à ce programme les démocrates chrétiens, mais également les syndicats. Theodore Blank déclare ainsi que « l’ordre libéral constitue une alternative valable au capitalisme et au planisme » - déclaration hypocrite ou du moins stratégique, puisque ce néolibéralisme est au contraire une manière de faire fonctionner le capitalisme.

Karl SchillerLe ralliement des sociaux-démocrates du SPD s’opère également, mais plus lentement. Jusqu’en 1950, les sociaux-démocrates sont attachés à un socialisme marxiste, reconnaissant la validité du principe de la lutte des classes, et se fixant également pour but la socialisation des moyens de production. Puis, en 1955, Karl Schiller, membre du SPD, fait paraître Socialisme et concurrence où il pose le principe : « concurrence autant que possible et planification dans la mesure juste et nécessaire. » Par la suite, en 1959, au congrès de Bad Godesberg, les sociaux-démocrates : 1) renoncent à l’objectif de socialisation des moyens de production ; 2) reconnaissent que la propriété privée est légitime et doit être protégée par l’État ; 3) acceptent le principe de l’économie de marché là où règnent une véritable concurrence. Enfin, en 1963, Karl Schiller va jusqu’à affirmer que « toute planification, même souple, est dangereuse pour l’économie libérale ». Il s’agit là d’un ralliement, plus qu’au néolibéralisme, à un nouveau type de gouvernementalité fondé sur l’économie.

Une première raison politique et stratégique explique ce ralliement surprenant du SPD, et son abandon de la théorie marxiste. Très simplement : dans une Allemagne qui construit son État sur l’économie, il n’était pas possible de rentrer dans le jeu politique autrement qu’en acceptant cette construction, et donc en acceptant les principes du marché, qui constituaient alors la base commune de la politique à partir de laquelle discuter. Le marxisme, qui se donnait à long terme un changement de cadre économique, ne pouvait s’intégrer à cette nouvelle donne, et fut par conséquent abandonné.

Mais une autre raison plus importante à ce ralliement est à trouver, selon Foucault, dans la rationalité gouvernementale du socialisme. D’après lui, elle n’existe pas. S’il existe une rationalité historique, une rationalité économique, une rationalité administrative, il n’existe en revanche dans le socialisme aucune rationalité gouvernementale autonome. Et c’est pourquoi, pour Foucault, le socialisme n’est en aucun cas une alternative au libéralisme : ils n’opèrent pas au même niveau.

HayekLe socialisme ne gouverne en effet que couplé à un autre type de gouvernementalité qui lui est hétérogène : adossé, par exemple, au libéralisme, où il joue alors le rôle d’un contre-poids corrigeant les excès ; ou bien adossé à un État de police (comme chez Staline ?) où il y vient donner le programme de l’appareil administratif. Foucault semble ainsi refuser l’idée que l’on trouve par exemple chez Hayek, posant le fait que les moindres germes de planification conduisent inéluctablement à une seule et unique route de la servitude, qui ne serait que totalitaire : un socialisme non totalitaire paraît possible.

On ne demande pas au libéralisme s’il est vrai ou s’il est faux, mais on lui demande son degré de radicalité : est-il pur, ou bien au contraire mitigé ? On pose en revanche sans cesse au socialisme la question de sa vérité : où est le vrai socialisme ? Pour Foucault, le fait que l’on interroge le socialisme en ces termes est le signe de son manque de rationalité gouvernementale, qui transforme alors la question en termes de rapport à un corpus théorique, masquant ce manque.

La question que l’on devrait poser alors au socialisme n’est pas : à quels textes se réfère-t-il, et leur est-il fidèle ? Mais : à quelle gouvernementalité, évidemment extrinsèque, s’adosse-t-il ? y a-t-il une gouvernementalité qui lui soit adéquate, qui pourrait lui être intrinsèque ? Pour Foucault, si gouvernementalité propre au socialisme il y a, elle n’est pas à déduire d’un texte, mais reste toujours à inventer, ce que tentera de faire Foucault en 1983 dans son projet mort-né de « livre blanc » sur la politique socialiste.


Naissance de la biopolitique

François Ewald (Sous la direction de). Seuil 2004, Broché, 356 pages, € 19,90

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December 15 2009

12:15

Michel Foucault, Naissance de la biopolitique, cours du 17 janvier 1979

Michel FoucaultLe libéralisme poursuit ainsi la raison d’état. Il n’entre pas en rupture sur les fins, mais sur les moyens. C’est la raison du moindre état à l’intérieur de la raison d’état. C’est le gouvernement frugal. Il s’agit d’un nouvel art de gouverner inédit : on aboutit à l’idée que pour gouverner le mieux possible, il faut gouverner le moins possible. Ceci est possible par le branchement de l’art de gouverner, de la raison d’état sur l’économie politique.

Précédemment, avant le XVIIIe siècle où nait ce nouvel art de gouverner, le marché était avant tout un lieu de justice : par tout un ensemble de mécanismes, comme celui de l’offre et de la demande, le marché fixait un prix qui était considéré comme juste tant pour l’acheteur que pour le vendeur ; il revenait ensuite au droit d’empêcher toute fraude.

Puis, au XVIIIe siècle, sous l’impulsion des physiocrates a lieu une mutation. Le marché dit moins ce qui est juste que ce qui est vrai. Les économistes pensent avoir cerné des mécanismes naturels, des lois naturelles, si bien que le prix dit par le marché est le bon, est vrai, ce qui est d’avantage qu’un prix simplement juste. Le marché devient le lieu où l’on peut aboutir à une vérité. Par suite, c’est le marché qui permettra au gouvernement de pouvoir fonctionner à la vérité, et c’est pourquoi il doit se coupler sur l’économie politique. De lieu de juridiction jusqu’au début du XVIIIe siècle, le marché devient lieu de véridiction.

Comment cette mutation a-t-elle été possible ? C’est moins parce que les économistes furent convaincants et les gouvernants séduits, ou bien parce que l’on serait entrés dans l’âge de l’économie marchande, mais plutôt pour tout un ensemble de raisons disparates, hétérogènes, parfois sans connexions visibles entre elles, mais qui forment néanmoins système. C’est ce réseau - on pourrait dire cette épistémè, ce dispositif - que Foucault propose de mettre à jour

Le problème de la véridiction, du dire-vrai consiste ainsi à s’interroger sur comment un discours peut être dit vrai à un moment donné. Par exemple, sur la sexualité, les médecins du XIXe siècle ont dit de nombreuses choses insensées. Ce qui intéressait Foucault à leur sujet, plus le fait que l’on sache aujourd’hui que cette science du sexe n’en était pas une, plus de rechercher comment on a pu démasquer l’erreur et passer à une connaissance de la sexualité supposée plus vraie, c’était de mettre à jour les conditions de véridiction qui ont fait qu’on ait pu dire cela à l’époque, que ce discours sur la sexualité ait pu être considéré comme appartenant au savoir scientifique, que ces inepties sur la sexualité aient pu avoir du crédit à un certain moment historique.

Transposé à l’étude du libéralisme, cela signifie qu’il faut mettre à jour les conditions de possibilité de ce discours - ce qui peut poser un certain problème, puisqu’il est possible que l’on soit aujourd’hui toujours régis sous les mêmes conditions du dire vrai et que nous manquions de distanciation. Néanmoins, le régime de véridiction posé par le libéralisme que croit discerner Foucault est celui du marché : le marché devient un lieu et un mécanisme de formation de la vérité.

Il ne faut pas se méprendre sur le sens de l’enquête foucaldienne sur les régimes de vérité. La Théorie critique, l’école de Francfort n’a rien inventé : la critique de la rationalité, des Lumières qui pourraient être oppressives et non émancipatrices démarre dès le début du XIXe avec le romantisme. Mais Foucault insiste bien sur ce qui distingue son entreprise de celle-ci, sur le fait qu’il ne s’agit pas pour lui de montrer que derrière la raison se cache de la cruauté - car derrière l’ignorance pourrait s’en cacher une encore plus grande. Son étude des conditions de véridiction consiste au contraire à abandonner cette idée de critique. Il s’agit simplement de recenser les conditions qui ont du être remplies pour que l’on puisse considérer le marché comme le lieu où la vérité, économique puis politique, devait apparaître.

À côté de ce problème de la véridiction, la deuxième question qui se pose est celle de la limitation du pouvoir politique. L’art de gouverner précédant l’art de de gouverner libéral, celui de la raison d’état, celui de l’état de police, assimilait le gouvernement à l’administration, si bien que son pouvoir était, en droit, illimité. Précisément, il était limité en droit, ou pouvait, ou devait être limité par le droit : les Parlements, le droit, les juristes formaient contre-poids et venaient limiter de manière extérieure ce pouvoir.

Au contraire, le gouvernement libéral limite quant à lui intérieurement ce pouvoir. Cela reste évidemment en connexion avec le droit, puisqu’il s’agit de légiférer pour poser les modalités de comment le gouvernement doit se brancher sur l’économique - mais c’est précisément sur ce dernier point, en ce sens que le fondement est économique, que le libéralisme diffère. La question est ainsi toute autre : comment légiférer pour que la gouvernementalité s’autolimite par le marché sans que le gouvernement soit paralysé ni le marché étouffé ? Ce problème d’une connexion entre économique et juridique est tout à fait tangible. Ainsi, il est caractéristique que les premiers grands économistes - Beccaria, Adam Smith, Bentham - furent aussi des juristes.

Conséquence, le problème n’est plus : comment fonder la souveraineté et à quelle condition est-elle légitime ? Mais : comment limiter la puissance publique ? Pour répondre à ce deuxième problème, il y eut deux voies.

La première, la juridico-déductive, celle inaugurée par Rousseau, consiste à chercher dans le contrat social, dans les droits de l’homme, des droits inaliénables aux individus que le gouvernement ne peut attaquer. C’est la voie choisie par les révolutionnaires français.

La deuxième voie consiste à partir non plus du droit mais de la pratique gouvernementale telle qu’elle est en fait historiquement avec les limites déjà existantes ici et là, et d’entériner par la jurisprudence, par l’expérimentation empirique, ce qui est le plus acceptable, ce qui est le plus efficace, en prenant pour étalon l’utilité. C’est la voie suivie par le radicalisme anglais, par l’utilitarisme. Étymologiquement, « radicalisme » provient de « racine. » Il désignait la stratégie de certains politiques d’opposer aux décisions du gouvernement les droits originaires, fondamentaux des premiers colons anglais. Désormais, le sens de radicalisme se calquera sur celui de l’utilité.

Ces deux voies sont hétérogènes. La première fait de la volonté générale du peuple le fondement de sa liberté politique, de telle sorte que le peuple est libre s’il obéit au gouvernement qui n’est nul autre que lui ; l’autre conçoit au contraire la liberté comme étant l’indépendance politique des gouvernés par rapport au gouvernement, qui ne doivent donc pas lui être soumis. Mais ces deux voies ne sont pas nécessairement incompatibles. Il n’y a pas de logique dialectique hégélienne entre les deux, de telle sorte qu’il y aurait un jeu entre les deux à l’intérieur d’une même conception homogène de la gouvernementalité, mais plutôt une logique de la stratégie dans l’hétérogène qui aboutit à la connexion de certains de ces éléments disparates entre eux.

Dans le radicalisme, dans l’utilitarisme, ce qui va venir régler et réguler en dernier ressort est l’intérêt. La raison gouvernementale devra par conséquent fonctionner à l’intérêt. Elle devra conjuguer habilement les intérêts individuels et collectifs, intérêts qui constituent précisément une des seules prises sur laquelle elle peut agir pour gouverner. Avec la nouvelle raison gouvernementale, avec le libéralisme, le gouvernement ne s’intéressera plus qu’aux seuls intérêts. Il n’y a plus de choses en soi, des universaux : individus, groupes, richesses, etc. mais simplement des phénomènes : ces choses en soi se phénoménalisent par l’intérêt, intérêt qui est la seule entité reconnue.

Cela est particulièrement prégnant dans la réforme de la pénalité que prônait Beccaria. Avant, pour punir, on s’en prenait à cette chose en soi qui était le corps des condamnés afin qu’il lave par le supplice le crime ou le délit commis en s’en arrêtant là ; après, on calcule la peine en fonction des intérêts : celui de la société, de la victime, et même du coupable : il s’agit de trouver la peine qui puisse maximiser au plus ces trois intérêts.

En somme, ce nouvel art de gouverner ne s’applique plus sur des choses assujetties, mais sur la république phénoménale des intérêts. Quelle est la valeur de l’utilité, de l’intérêt dans une société où tout est marchandable, où tout est dit par le marché ? C’est là, selon Foucault, l’un des problèmes fondamental du libéralisme.


Naissance de la biopolitique

François Ewald (Sous la direction de). Seuil 2004, Broché, 356 pages, € 23,75


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