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February 08 2010

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February 07 2010

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Dailymotion - FRNOG 11 - Benjamin Bayart : Minitel 2.0 - une vidéo Hi-Tech et Science
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Pourquoi ils voilent leurs femmes

Le voile, la burka, le hijab

L’ISLAM : MILLE ET UNE NUITS D’AMOUR

Entre désir et peur

À cette « guerre des sexes » [celle qui voit, durant les premiers âges de l'Islam dans la péninsule arabique, les hommes mettre les femmes dans des harems] est venue s’ajouter au XIXe siècle une réaction de défense instinctive face à l’occupation coloniale, perçue comme un viol collectif, puis la néocolonisation, le nouvel ordre mondial, la domination des valeurs libérales et occidentales. Une réaction de repli vers la famille, la femme, le foyer, qui a parfois dévié vers une forme de puritanisme. Là encore, l’histoire est plurielle, kaléidoscopique, sujette à polémique.

Fabienne Casta-Rosaz, Histoire de la sexualité en Occident, 2004, pp. 44-47.

Le colonialisme ? Un viol politique perpétré par l’Européen sur les damnés de la terre. Traumatisme : l’inconscient collectif des damnés, et de tous ceux qui par empathie compatissent, répond en se détachant de la chose sexuelle, en la prohibant, en interdisant l’accès à la femme.

Le voile, la burka, le hijab ont, selon cette théorie, une finalité avant tout défensive. Non pas en premier lieu brimer la femme, la reléguer à un sous-rang ontologique, l’exclure et la dominer, mais au contraire, en la masquant, en la cachant, en la dissimulant, la protéger de l’atteinte sexuelle, prévenir tout nouveau viol, s’opposer à toute autre forme de domination, à commencer par celle s’exerçant par le regard lubrique débordant de convoitise des autres hommes.

Le « puritanisme » islamique ne serait ainsi pas fondamental, gravé irrémédiablement dans le marbre d’une supposée essence de l’islam, mais serait bien plutôt accidentel, conjoncturel, historique, relatif à certaines causes sociologiques, anthropologiques et psychologiques, dont l’une pourrait bien trouver ses racines, selon cette hypothèse, dans le contrecoup d’une histoire récente vécue comme humiliante.


Histoire de la sexualité en Occident

Fabienne Casta-Rosaz. La Martinière 2004, Broché, 224 pages, € 13,95

February 05 2010

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17:54
La Session live: Hindi Zahra - Libération
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Dailymotion - Graeme Obree - Record de l'heure - 51.596 km - une vidéo Sports et Extrême
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Dailymotion - Mexico 1968, D. Fosbury - une vidéo Sports et Extrême
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[www.endredi(t)] La Ferme Célébrités, Éric Chevillard, Sex and the City, Kant, Yves Michaud, Clearstream, la droite, le panopticlick, un fait divers, le spécisme et Léo Ferré

Sex and the CityCes derniers jours, j’ai dû prendre beaucoup de recul, très loin de tout le monde et de tous les mondes. Pas d’article écrit par votre brillant serviteur. Mais www.endredi(t) quand même : La Ferme Célébrités, Éric Chevillard, Sex and the City, Kant, Yves Michaud, Clearstream, la droite, le panopticlick, un fait divers, le spécisme et Léo Ferré.

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Place maintenant à Léo Ferré.

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« La Ferme Célébrités en Afrique », la foire aux clichés − Comme ça, c’est dit, et on n’y revient plus. L’analyse reprend les propos de Pap Ndiaye.

795, d’Éric Chevillard − Toujours.

De sexe et de la philo : le cas Sex&theCity − Analyse sémiologico-psychanalytico-philosophique de la série.

Approche kantienne de la lecture sur livre numérique − Ça fera peut-être plaisir à un pote (en plus de Léo Ferré).

Proglio au PSG ! − Reprise des principaux arguments qu’Yves Michaud donna mercredi sur France Culture au sujet du mérite républicain. Il s’avère qu’il s’accorde avec mon grand esprit sur la question des grandes écoles. En revanche, je ne suis absolument pas d’accord avec ce qu’il dit à propos de la méritocratie et du sport, pour des raisons cependant trop longues à donner ici, mais qui apparaîtront très claires dans les semaines qui viennent, je l’espère.

Epistémologie judiciaire − Au sujet de l’affaire Clearstream, et d’un supposé « devoir de savoir. »

La droite culturelle − Lecture par un philosophe québécois (non, pas André Moreau, mais Martin Leblanc) du livre de Thomas Frank What’s the Matter with Kansas? dans lequel est émis la thèse que la droite américaine, incompétente sur les questions sociales et économiques, parvient paradoxalement à se faire élire par les classes populaires, qui n’ont pourtant aucun intérêt à la porter au pouvoir, en orientant le débat sur les questions «culturelles », comme l’avortement, l’homosexualité, et ce genre de foutaises. Qu’en est-il du débat sur l’identité nationale en France ?

Panopticlick − Ça ne s’invente pas. Par-delà adresses MAC et IP, on cherche à vous identifier sur Internet par recoupements et sous-ensembles : tel fuseau horaire, tel navigateur, tel système d’exploitation, tel résolution de l’écran, telles polices installées, etc. Si bien qu’à la fin, la probabilité que quelqu’un d’autre possède la même configuration diminue cruellement. En somme, c’est très leibnizien : rien d’identique dans les indiscernables ; il y a toujours quelque chose d’infime qui permet de particulariser. En ce qui me concerne, cependant, nous sommes encore plus de 560 000 à être pareils Il faudra agrandir les locaux pour les gardes à vue si l’un d’entre nous est soupçonné d’un fait délictueux et qu’il faut tous nous interpeller.

Petite leçon de droit à destination du ministre de l’intérieur − « Vous connaissiez la règle “un fait divers, une loi ?”. Elle a atteint un nouveau pallier : désormais, c’est un fait divers, votons ce qui existe déjà. »

Le spécisme − Je ne connaissais pas. Mais où va-t-on ?


Il N’Y A Plus Rien Vol. 13

Léo Ferré. Barclay 2005, CD, € 12,00

February 04 2010

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YouTube - Cyanide & Happiness - The Man Who Could Sit Anywhere
Reposted bypunisher punisher
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January 29 2010

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10:48

[www.endredi(t)] Haïti, Derrida, Sarkozy, Dany-Robert Dufour, Nike, Picasso, Eric Chevillard, encore Eric Chevillard, Clearstream, Georges Frêche et Tekila Tex

Teki Latex & LioCette semaine, dans www.endredi(t) : Haïti, Derrida, Sarkozy, Dany-Robert Dufour, Nike, Picasso, Eric Chevillard, encore Eric Chevillard, Clearstream, Georges Frêche et Tekila Tex.

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Quand la terre tremble - À chaque tremblement de terre, il y en a toujours un pour rappeler le traumatisme du tremblement de terre de Lisbonne de 1755, la lecture qu’en firent Voltaire (finalement, nous ne sommes pas dans le meilleur des mondes possibles de Leibniz) et Rousseau (c’est la faute à la civilisation qui s’installe là où il ne faut pas). Roger-Pol Droit fait plus et invoque Husserl pour montrer que lorsque la terre tremble, ce sont toutes nos certitudes qui s’effondrent.

Derrida en francés - De nombreux textes de Jacques Derrida en Français. Chic !

Nicolas Sarkozy pourrait-il être Français si on lui appliquait ses lois ? − Réponse : oui.

La fin du grand récit libéral − Devenons enfin de vrais postmodernes.

« Just do It! » Comment Nike a changé ma vie − Une des questions qui m’intéresse ces derniers temps, c’est de comprendre comment on met les gens au travail. Quelles stratégies, quels dispositifs la société a-t-elle trouvés pour se mettre au labeur, pour que le travail soit préférable à la paresse ? Il s’agit plus que du problème marxiste de l’aliénation/exploitation, où la mise au travail des masses est presque coercitive, est le résultat d’un rapport de force entre les classes dominantes et dominées. Car aujourd’hui, les classes dominantes travaillent également, elles ne se contentent plus de faire descendre les autres dans les mines ou de les enfermer dans des usines. Aujourd’hui, beaucoup travaillent de bon cœur, sans que l’on ait à les forcer.  Mon problème est plus : comment est-il possible de mobiliser, de monopoliser le plus du temps disponible des individus, qu’ils soient en haut ou en bas, et de l’orienter vers des tâches uniquement productives, en faisant en sorte que ces individus ressentent tout ceci de manière positive, que cela résulte d’une démarche résolument active de leur part. Sans aucun doute les analyses de Weber quant à la sécularisation du protestantisme, en particulier de la notion de Beruf, sont importantes. Dans un autre travail, qui peut-être paraitra un jour et bouleversera le monde, j’essaie modestement de mettre en rapport le sport et le phénomène de l’addiction avec ce problème. On en vient au texte proposé ici : c’est celui d’un coach qui propose une méthode de motivation pour éviter la célèbre procrastination. On y reconnait une ascendance provenant des TCC (briser le cycle des fameuses « pensées automatiques »), mais surtout une anthropologie philosophique implicite schizophrénique fragmentant l’identité des individus en plusieurs « moi » : le moi courageux et ambitieux (le bon) qui veut faire certaines choses et les panifie à l’avance, et le moi paresseux (le mauvais) qui les remet au lendemain une fois qu’il doit les réaliser. L’injonction « Just do It ! » de la marque Nike (qui signifie « victoire ») doit permettre de protéger le bon moi des tentations du mauvais moi.

Elle se prend les pieds dans un Picasso…et le déchire − Au musée Metropolitan de New York, une visiteuse a déchiré un Picasso. C’est très triste. Lorsque j’avais visité ce musée il y a quelques mois, lors d’une visite guidée (épisode que j’ai oublié de relater − mais en mangeant une madeleine avec du thé devant cet article, je m’en suis ressouvenu), une des personnes de l’assistance s’était curieusement et brutalement évanouie, avait sombré sur le sol dans un bruit lourd, très vite recouvert par des « Oh My God ! » des personnes l’entourant et d’un « Oh putain ! » du français que j’étais (ce qui me fait dire que Dieu est une putain, ou plutôt que les putains sont des déesses). Plus de peur que de mal, surtout pour l’une des œuvres qui, après avoir beaucoup chancelé, retrouva miraculeusement son équilibre.

Le blog de Eric Chevillard - 790 - Je découvre cet écrivain et son blog présenté par Pierre Assouline. Chaque jour, trois pensées. Celles que j’ai liées me plaisent bien.

Le blog de Eric Chevillard - 792 - Comme c’est très bon, je vous en remets un autre.

Quelques mots dur le jugement Clearstream - Pour y voir plus clair dans cette fumeuse affaire qui sépare la France en deux, les villepinards et anti-villepinards (que l’on ne doit pas comprendre comme les opposants au mauvais vin, mais ceux persuadés de la culpabilité), comme jamais depuis l’affaire Dreyfus et l’affaire Julien Coupat. Pour ma part, après avoir été longtemps anti-villepinard, dans le sens non pas où j’aurais été sarkozard ou convaincu que Villepin était un grand conspirationniste, mais dans celui où ce dernier aurait laissé courir les rumeurs du moment que celles-ci lui auraient profité - comme certainement la plupart des politiciens à sa place -, les récents événements de ce matin rééquilibrent la balance que le petit procureur qui se cache en moi tient dans sa main.

Frêche – Fabius : l’enregistrement - Ce que Georges Frêche a vraiment dit. J’ai peur de l’avouer, mais j’ai le sentiment qu’il n’y a pas de quoi fouetter un chat. Si les journalistes, surtout ceux qui ont relayé benoîtement l’article de L’Express par lequel ceci fut révélé, avaient correctement fait leur travail en écoutant cette source plutôt qu’à penser ce que L’Express permettait qu’on puisse penser, sans doute n’auraient-ils pas cherché derrière cette expression proverbiale « qui n’est pas catholique » plus que ce qu’elle ne contient. Car tout part de L’Express qui a saisi ce mot prononcé vraisemblablement de manière très anodine, qui l’a mis en exergue un peu partout sur son article, certainement pour faire du buzz comme on dit. Laurent Fabius, interrogé par le même journal sur la question, n’a pas souhaité répondre sur ce sujet, et à l’heure où le journal était mis sous presse, rien ne permettait à L’Express de dire si celui-ci avait compris dans cette attaque que Georges Frêche lui reprochait simplement d’avoir la tête d’un type louche, ou bien de ne pas avoir celle d’un catholique. Sans trancher entre ces deux possibilités, la mise en scène établie par L’Express, qu’elle fut consciente et intentionnelle ou non, aboutie à orienter la lecture de telle sorte qu’il soit possible de penser, d’une part que l’expression n’est pas utilisée dans son sens proverbial mais dans une orientation théologique positive reprochant le manque de catholicisme, et d’autre part théologico-politique négative reprochant le judaïsme du concerné. Tout ce brouhaha n’est pas très catholique.


Party De Plaisir

Teki Latex. EMI France 2007, CD, € 5,90

January 28 2010

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Onfray attaque Freud, Miller contre-attaque

Michel OnfrayAprès Dieu, après Kant, la nouvelle cible de Onfray se nomme Freud. Un débat à ce sujet entre Jacques-Alain Miller et lui-même est publié ces jours-ci dans Philosophie Magazine. Je ne l’ai pas encore lu et me garderait bien dans tirer des conclusions trop hâtives : il ne faut pas juger sans avoir tout examiné.

Avoir tout examiné, c’est ce que prétend avoir fait Onfray au sujet de Freud : après avoir lu tout son corpus (5000 pages), plus les brûlants « dossiers », comme le fameux Livre noir de la psychanalyse où une foule d’opposants à la psychanalyse tentent de démontrer la non scientificité de cette dernière, il parvient à certaines conclusions embrasées invitant vraisemblablement à en finir avec le Viennois barbu cocaïnomane amateur de cigares.

À en croire l’extrait de la vidéo publiée de leur entretien, cela ne plait pas entièrement à Jacques-Alain Miller, pourtant lacanien, qui reproche à la freudo-analyse onfrayenne de se fonder sur une sur-interprétation de textes mal traduits qui ne pourraient être bien compris que grâce à Lacan. C’est pourquoi Miller suggère de fonder une « Université populaire de psychanalyse » afin de populariser le freudisme et le protéger des vils mains du onfraïsme. Michel voit dans cette décision une sorte d’hommage qu’on lui ferait. Décidément, qu’est-ce qu’Onfray ?

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Le livre noir de la psychanalyse

Catherine Meyer (Sous la direction de). Les Arènes 2005, Broché, 830 pages, € 29,80

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